Rencontrer les centres d’intérêts de la personne polyhandicapée

Il est important de proposer des activités qui rencontrent les centres d’intérêts de la personne polyhandicapée mais qui respectent également son âge afin d’éviter l’infantilisation. Il faut être vigilant à ne pas détourner ces activités à notre propre profit. L’activité est créée et proposée pour la personne et non pour son accompagnant.

Par exemple, elle peut aimer un chanteur en particulier et être très épanouie lors de son écoute mais ce n’est pas pour autant qu’elle apprécierait son concert (ce qui pourtant plairait énormément à son accompagnant !).

Éviter l’infantilisation

Le choix d’activité va être différent selon que l’on anime une personne seule ou un groupe. Il faut bien entendu veiller à ce que chacun y trouve du plaisir et donc partir des centres d’intérêt de chaque participant. Cependant, en situation de groupe, il faut animer pour le bien commun. On ne peut choisir une activité qui va plaire à l’un mais que l’autre va détester. Il faudra parfois choisir des activités que la personne aime sans plus que ça, mais que tous les autres adorent.

 Construire une « carte sensorielle »

Développer des loisirs sensoriels permet de faire des essais. C’est ainsi que l’on peut voir ce que la personne aime ou pas et à partir de cela, créer une « carte d’analyse sensorielle ». Celle-ci nous aidera à choisir une activité qui plait à la personne mais aussi à visualiser quelles sont les choses qui pourraient être faites pour enrichir son utilisation des sens. Au fur et à mesure de sa construction, on va pouvoir remarquer qu’un ou plusieurs sens sont mieux maitrisés, mieux exploités que d’autres.

Cette carte peut aider à connaître la personne : ses goûts, ce qui lui fait plaisir, ce qui a fonctionné et ce qui ne fonctionne pas… L’intérêt dans les activités de loisirs, c’est que via le divertissement, on peut permettre à la personne polyhandicapée de vivre de nouvelles expériences et de renforcer l’utilisation et la connaissance de ses sens.